LES ENDORPHINES, CES FAMEUSES HORMONES DU BONHEUR !

6 novembre 2018

Catégories: Santé/Bien-être

Les endorphines sont de plus en plus connues du public, mais peu de gens connaissent réellement leurs propriétés.

Les endorphines sont des hormones présentes dans plusieurs organes, dont le cerveau, et dans la moelle épinière. Elles sont sécrétées au niveau cérébral par l’hypophyse et l’hypothalamus et agissent en se fixant sur des récepteurs morphiniques situés dans le thalamus. Leurs effets s’approchent donc grandement de ceux de la morphine. En effet, sécrétées lors d’un effort physique, d’une excitation intense ou en présence de douleur, elles provoquent aussitôt une sensation de bien-être et de relaxation. Libérées en grande quantité, elles peuvent même conduire à un état d’euphorie et d’extase.

Les endorphines ont plusieurs effets positifs sur l’organisme :

  1. Elles ont un effet anxiolytique en réduisant le stress. Cela se fait principalement par le contrôle de la respiration et du rythme cardiaque, et peut aider à avoir un meilleur sommeil. C’est d’ailleurs grâce à elles que notre corps est capable de se surpasser lors d’un effort physique.
  2. Elles se fixent sur des récepteurs spécifiques pour bloquer la transmission des signaux de la douleur et en réduire l’ampleur. On dit ainsi que les endorphines sont antalgiques. La femme qui aura pratiqué une activité physique de manière régulière durant sa grossesse vivra l’accouchement beaucoup plus facilement, car elle sera habituée à synthétiser des endorphines ; celles-ci seront présentes en plus grande concentration le moment venu.
  3. Elles aident au bon contrôle du transit gastro-intestinal.

La pratique d’une activité physique telle que la musculation ou la course à pied permet de multiplier par cinq le niveau d’endorphines. L’exposition aux rayons ultraviolets favorise également la synthèse des endorphines, alors il est extraordinairement bénéfique de pouvoir bouger à l’extérieur. En plus d’avoir un impact très positif sur l’humeur et la gestion des émotions, le sport aidera à supporter le manque dans les traitements de dépendance au tabac et à l’alcool. Il n’y a de ce fait aucun doute, il est fortement recommandé d’être actif de manière régulière pour s’armer contre les déprimes et les événements stressants de la vie.

La bonne nouvelle est qu’il n’y a aucune contre-indication à la sécrétion d’endorphines puisque celles-ci sont produites naturellement par l’organisme. Cependant, il faut demeurer vigilant quant à la dépendance psychologique que l’on peut développer et qui pourrait conduire à un surentraînement. Il est à ce moment facile d’entrer dans un cercle vicieux négatif, car le niveau de l’hormone du bonheur diminue au repos et pendant l’activité physique, et cela s’accompagne bien souvent d’un état dépressif que l’individu peut chercher à contrer par la multiplication de ses entraînements. Fatigue excessive, diminution des performances et blessures à répétition sont à surveiller.

Par Laurence Bonneau-Charland, Kinésiologue